Le mot du Capitaine (match contre les Paris Japanese)

BANZAI !!!

Les Quatre-Quarts s’étaient levés de bonne heure en ce dimanche 19 février pour affronter nos fiers adversaires du pays du Soleil Levant et ils ne comptaient pas s’être déplacés seulement pour le somptueux buffet de sushis d’après-match. Nous avons ainsi pu assister durant ce match à la mise en place de tous les fondamentaux répétés et ressassés pendant les entraînements qui ont permis cette belle victoire construite autour d’une performance collective qui a fait plaisir à voir.  Le terrain était gelé à notre arrivée mais nous n’étions pas de ces tapettes d’internationaux qui tremblent à la première plaque de glace…et surtout même gelé le terrain était 100 fois plus beau que Bagatelle et ressemblait pratiquement au SDF à nos yeux.

 

Et pourtant nous ne partions pas dans les meilleures conditions : 10 minutes avant d’intégrer les vestiaires Schelo nous apprenait qu’il avait oublié les maillots chez lui et envoyait notre précieuse assistante de l’ombre, en la personne de Gladys, quérir les « précieux » (avec la voix de Gollum bien entendu) de l’autre côté de Paris. Nous tenons d’ailleurs à la remercier tout particulièrement pour cette quête de l’impossible qui, vous le verrez plus tard, à redonné des couleurs à notre équipe.

Et avant cela notre cher Nicolas FORGET national qui nous revenait de 3 mois d’arrêt, sûrement pour taquiner les belettes bruxelloises, avait eu la bonne idée de casser l’iPhone de son capitaine pour le mettre dans de bonnes conditions psychologiques pour le match (je lui enverrai d’ailleurs la note… ;-)

 

Le temps de l’arbitre étant compté et nos valeureux adversaires ayant déjà enfilé leurs combinaisons de lumière nous décidâmes de commencer le match au plus vite seulement vêtus de tee-shirt bariolés.

 

L’entrée en jeu fut le reflet de notre confiance et nos adversaires pas très gros à l’avant mais très collectif sortaient rapidement le ballon pour leurs arrières qui, avec des combinaisons bien rodés, nous plantaient un essai dès l’entame de match. Mais nous réagîmes immédiatement en faisant jouer des avants survoltés sur ce match à l’image de leur capitaine qui devaient encore penser à son iPhone et qui imaginait que chaque joueur en face était Nico FORGET… ;-) Ainsi à la pause nous étions remontés à 3 essais à 1. Et comme c’était le match de toutes les folies nous avons pu assister au retour de Gilbo sur les terrains qui durant son temps d’inactivité avait oublié qu’en rugby folklorique les mêlées ne se poussaient toujours pas et l’arbitre du s’y reprendre à 6 fois pour qu’il arrête de pousser au talon. Mais autant de temps sans courir ça se paye et celui-ci nous gratifia de quelques galettes sur le bord du terrain pour son grand retour.

Mais à l’image d’un Gilbo qui voulait tout exploser nous vîmes durant cette première période des choses que nous n’avions pas vu depuis longtemps chez les QQ : des groupés pénétrants avancer de 30 mètres sur le terrain, une liaison 9-10 hésitante en début de match qui devint une des clefs de voûte de cette victoire, un travail des avants totalement énorme qui permettait à toutes les actions de gagner de nombreux mètres, un soutien constant durant les 80 minutes de ce match…mais surtout et avant tout des arrières qui se faisaient plaisir comme cela n’était pas arrivé depuis longtemps.

 

C’est dans cet état d’esprit un peu trop positif que commença cette deuxième période et que nous vîmes la plus grosse folie de cette journée, les yeux de tous les QQ qui assistèrent à cela devinrent ronds comme des billes et leurs mâchoires tombèrent sur le sol : en l’absence des maillots officiels des QQ, qui étaient toujours l’objet de la quête de Gladys je vous le rappelle, le coach était en train de rentrer sur le terrain pour rejoindre la touche qui allait se jouer. Anthony qui se retrouva ainsi propulsé à 6 mètres de hauteur en fut sûrement le plus estomaqué. Le coach avait en effet annoncé que le jour où on trouverait un maillot à sa taille il nous rejoindrait sur le terrain et il profita donc du fait que personne n’avait de maillot pour pouvoir venir fêter la Chandeleur à nos adversaires en transformant en crêpes 3 de leurs joueurs.

Malheureusement, alors que nous étions assis en train de regarder le coach jouer et plier l’équipe adverse à lui tout seul, les lâches profitèrent d’un moment d’inattention, pendant lequel il retenait 8 joueurs sous lui et leur apprenait le coup de poignet légendaire qui permet de retourner une crêpe dans la poêle, pour le contourner et lui planter un essai de manière tout à fait scélérate. C’est d’ailleurs sur cet essai que Greg BOURGUE tourna la tête trop violemment pour les voir marquer l’essai et se blessa les cervicales.

A partir de ce moment le match pris une toute autre physionomie. Cela était sûrement du à l’afflux massif sur le terrain de joueurs que nous n’avions pas vu depuis longtemps (Gilbo, Raphy, Pedro) voire jamais (le coach) ; l’envie que nous avions de montrer à Greg qu’il ne s’était pas blessé pour rien ; ou alors la gentillesse de son capitaine qui après une course de 40 mètres et 5 joueurs effacés (ils étaient 300 en réalité et ressemblaient aux Spartiates dans le film et le terrain était aussi long qu’un épisode de Olive & Tom, mais je voudrais pas trop me faire mousser non plus … ;-)décida de faire plaisir non pas à Nico FORGET qui ne le méritait toujours pas ce jour là mais à Axel qui gueulait depuis déjà 30 mètres sur sa droite et qui reçut le ballon à 2 mètres de la ligne pour marquer l’essai qui allait tout changer.

En effet à partir du score de 4-2 les QQ ne laissèrent plus rien passer et déroulèrent leur jeu avec une facilité presque déconcertante. C’en était si beau à voir pour les quelques courageux spectateurs qui étaient venus en ce dimanche matin qu’ils pleurèrent tous de joie (Gilbo le premier !). Le coach ravi du spectacle était presque déçu de ne pouvoir nous gueuler dessus (il n’avait pas l’habitude comprenez-vous !).

C’est d’ailleurs ce moment là que choisit notre Stagiaire-intérimaire-à-temps-partiel-à-qui-on-pense-un-jour-faire-signer-un-CDI des QQ (Gladys), pour arriver avec les précieux maillots. Alors vêtus de leurs habits de lumière qui, vous ne me croirez peut-être pas, brillaient tellement de mille-feux à ce moment là que nos adversaires plissaient les yeux pour nous voir correctement (humour !) les QQ qui défonçaient déjà tout sur leur passage se mirent à voler sur le terrain.

C’est ainsi qu’au terme d’un match épique où tout le monde toucha la balle et y alla de son exploit personnel que nous finirent sur le score de 8 essais à 2 grâce, sûrement, à l’amour du maillot. Un amour si fort que les américains pensent faire un film de ce match, avec Bruce Willis et Will Smith dans les rôles titres et Clint Eastwood à la réalisation, pour le montrer dans toutes les écoles de rugby du monde entier.

 

Enfin tout ça pour dire que ce fut un dimanche où nous revîmes des sourires sur les visages des QQ pendant et après le match. Alors bien sûr tout n’était pas parfait, mais l’envie était au rendez-vous et personne ne déjoua le temps où il était présent sur le terrain et cela fit plaisir à voir. Et comme j’ai pu le dire à la fin du match, nous avons gagné parce que nous avons joué ensemble, donné tout ce que nous avions dans les tripes (je ne parle pas de tes galettes là Gilbo ! ;-D) et surtout nous avons appliqué en match tout ce que nous avions pu travailler aux entraînements.

 

Je voudrai finir en remerciant tout particulièrement nos hôtes du jour qui furent exemplaires sur le terrain et en dehors du terrain. Ils nous ont offert après ce match un festin de poisson cru et de bière japonaise qui nous a enchantés et nous a permis à tous de voyager et de partager le temps d’un repas. Je tiens à leur adresser à tous un énorme merci de la part de tous les joueurs présents ce jour là.

Essais:

Bobonne: 2

Raphy: 2

Pedro: 2 

Pinder: 1

Axel: 1

 

Mais comme on n’oublie pas le plus important je tiens tout de même à partager le NEZ ROUGE du match entre 2 personnes :

-          Schelo : pour avoir oublié les maillots mais qui a une future femme qui est  la gentillesse incarnée et qui lui a bien sauvé la mise sur ce coup là.

 

-          Ti Pontf : Qui a osé appeler Gilbo juste avant le coup d’envoi en lui disant avec la voix du mec qui est encore dans son lit et qui cuve encore de la veille : « Je croyais que le (burp) match c’était cet après(burp)-midi ! »

 

Merci à vous pour ce bon moment. Gardez la même envie et la même hargne pour les prochains matchs.


Rugbystiquement.

Le Capitaine.

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